La digitalisation au service de l’entreprise

La digitalisation au service de l’entreprise

Bien que le taux d’équipement soit l’un des plus élevés au monde, la France fait preuve d’un sérieux retard dans la transformation numérique de ses organisations. En effet, la digitalisation dans l’entreprise a longtemps été abordée comme une technique alors qu’elle est relève avant tout d’une question comportementale.

Qu’est-ce que la digitalisation ?

  • Il n’y a pas de définition universelle. La communication digitale pourrait être définie comme étant la numérisation des supports d’information. Au-delà, c’est envisager la communication d’entreprise comme un environnement qui englobe et qui impacte les 3 dimensions du digital. La communication digitale va donc définir la stratégie à mener sur le web (dématérialisation), sur les medias sociaux (interaction) et les terminaux mobiles (tactile). Une entreprise qui se met au digital va devoir intégrer les nouvelles technologies, les usages web, les outils numériques, pour proposer des dispositifs répondants aux attentes du public.

Quels en sont les objectifs ?

  • Connaitre et anticiper les attentes du public cible. L’objectif de la digitalisation est alors de proposer des dispositifs répondant aux attentes des consommateurs au service de la communication de l’entreprise. Le Big Data, ce champ insoupçonné en termes d’analyses de données, permet de tout savoir sur les consommateurs, leurs usages, attentes et entraine une anticipation de la demande ; le digital a donné du pouvoir au consommateur final.
  • L’entreprise est maitre de sa stratégie digitale. Cela peut concerner les medias sociaux (Twitter, LinkedIn…), le référencement naturel, l’acquisition de trafic (pub et réseaux sociaux). Lorsque les entités partagent une seule et même stratégie, il est plus aisé pour les parties prenantes externes d’adhérer a une vision clairement définie : elle est ici vecteur de rentabilité et de performance.
  • Le digital répond aux enjeux de la Supply Chain, car le partage de l’information est meilleure grâce à la généralisation des technologies : l’entreprise peut livrer dans des délais plus courts, personnaliser ses produits et assurer une meilleure traçabilité. Le pilotage de la performance et la gestion des couts sont mieux maitrisés.
  • Pour le recruteur et le candidat, le digital est synonyme d’accessibilité. Les plateformes dédiées multiplient les chances de trouver le candidat idéal et la recherche d’informations personnelles à l’aide des moteurs de recherche du coté employeur joue un rôle capital dans l’intention d’une future entrevue.

Principaux freins des entreprises :

  • De nouvelles habitudes de travail sont à mettre en place, les activités de base de l’entreprise sont alors chamboulées, car tout cela implique de nouvelles logistiques et une profonde modification des pratiques qui jusque là étaient perçues comme efficaces.
  • Des qualifications sont requises, car la digitalisation est une activité à part entière, avec des responsables dédiés. La compréhension des usages effraie 46% des entreprises réfractaires.
  • En premier lieu, l’entreprise va rechercher un retour sur investissement (ROI), cette vison imposant une contrainte à court terme à la stratégie de l’entreprise, alors que le digital impose une stratégie sur le long terme. L’exemple de KODAK est le plus criant : quand l’ère du numérique a soufflé, l’entreprise a décidé de ne pas suivre cette tendance, l’entrainant vers la faillite.

Toutefois, ces mutations supposent des changements organisationnels, au niveau de la gouvernance d’entreprise et impose de favoriser le collaboratif et le coopératif qui en sont les bases. Les entreprises doivent comprendre que le but premier de la digitalisation n’est non pas d’améliorer ses process et d’optimiser sa productivité mais d’assurer sa pérennité.

 

Le RFID, l’outil de demain

Le RFID, l’outil de demain

La traçabilité est le processus permettant d’accéder à l’historique d’un produit ou d’un service, de sa conception à sa fin de vie. Mais aujourd’hui, elle n’est plus seulement liée à la recherche de productivité ou de sécurité, mais elle est un outil au service de la stratégie de l’entreprise.

Qu’est-ce que la RFID ? La RFID, ou identification par radio fréquence, est une technologie qui permet de mémoriser et de récupérer des informations à distance, grâce à une étiquette qui émet des ondes radio. Afin de parvenir à un flux de données cohérent, la collecte et la distribution des informations s’effectuent en temps réel, au travers d’architectures logicielles sophistiquées.

Utilisée dès la seconde guerre mondiale par des militaires de l’armée américaine, sa première application dans le privé remonte dans les années 1980 pour l’identification du bétail. Le débouché majeur de cette technologie a ensuite été pour la logistique et la distribution, car elle permet d’optimiser le pilotage des stocks, de réduire des immobilisations, les couts d’inventaires, les ruptures de stocks…

Ses applications :

  • Les applications en logistique : relevant de la logistique et du « Supply Chain Mangement ». L’étiquetage permet alors d’assurer le suivi des produits en fabrication, en stock et en distribution. Les constructeurs automobiles ont été les pionniers dans ce domaine.
  • Le contrôle de la qualité : avec la possibilité de lutter contre la contrefaçon par exemple.
  • L’identification, celle des objets ( bagages, passeports ), celle des animaux ( suivi et contrôle du bétail ) ou même celle d’humains ( patients malades, épreuves sportives ). Par exemple, les 10 000 arbres de Paris sont équipés de puces RFID : on peut identifier alors les arbres qu’il faut arroser, les arbres en mauvais état, ceux à abattre…
  • La traçabilité : vérifier par exemple le parcours des livres en bibliothèque, l’origine des poches de sang… Royal Mail, la poste britannique a désormais une vue en temps réel du processus de distribution postale.
  • La lutte contre le vol dans les magasins ou pour les véhicules qui sont équipés d’un système de démarrage commandes par carte RFID.
  • Le paiement, dans les transports publics grâce au couplage à un téléphone portable
  • Les applications scientifiques ou techniques pour le relevé des informations collectées par des stations d’informations

Croissance du marché : La consommation de RFID est tirée par les gouvernements : il y a de plus en plus d’obligation légale pour que les agents économiques utilisent cette technologie. Les gouvernements achètent aussi des RFID avec d’énormes budgets, pour leurs administrations locales ( passeports…). Ce marché devrait croitre de façon constante durant la prochaine décennie, et être multiplié par 4 pour atteindre 26 milliards de dollars en 2022.

Toutefois, cette technologie fait face à quelques difficultés :

  • Les problèmes techniques: certains problèmes de propagation ou d’absorption, dus à la présence d’obstacles, ou d’interférences avec des sources voisines
  • Le cout des systèmes: nécessite la mise en œuvre de lecteurs et d’étiquettes dont le cout n’est pas négligeable.
  • La protection de la vie privée et les problèmes d’éthique: la crainte est que les informations soient détournées. Quelques exemples

– la traçabilité des livres de bibliothèque peuvent déboucher sur un marquage politique ou idéologique.

– la peur que les consommateurs payant par carte dans les hypermarchés soient répertoriés et ciblés en fonction de leurs habitudes de consommation.

Malgré ces réserves sur la vie privée, les systèmes RFID restent promis à un brillant avenir sur le plan technologique, avec de nombreuses voies à développer, et sur le plan industriel avec l’efficacité des systèmes de production, de distribution et de gestion.

N’hésitez pas à contacter PARAGON pour en savoir plus sur cette solution.